Non Monsieur Jovenel, le pays n’est pas à vous

Depuis la caducité du parlement, notre chère patrie se voit diriger en bras de fer par l’aprenti dictateur Jovenel Moïse. Pendant que le pays s’écroule avec un climat inacceptable et insupportable d’insécurité, de la faim et de la débâcle de l’économie, « Apredye » comme beaucoup l’appelle, se donne pour mission de tout faire pour sauvegarder son pouvoir et assurer sa perpétuation. Pour lui, il n’existe pas de loi sinon la tienne. Des décrets se font prendre à tort et à travers ne respectant jamais les normes et les conditions préscrites.

Cela ne peut être ainsi Monsieur Jovenel.
Le pays n’est pas à vous, vous ne pouvez pas agir comme bon vous semble. Comment se fait-il qu’à vous tout seul, vous decidez de modifier la constitution. La constitution d’Haïti ne peut pas être celle d’un parti politique, elle ne peut pas être en aucun cas celui de PHTK.

Que cherchez-vous à couvrir Monsieur Jovenel? Qui cherchez-vous à protéger?
Qu’avez-vous fait de notre pouvoir judiciaire?
De toute façon, le peuple a les yeux grands ouverts, il voit tout et il comprend tout.

Le concept démocratie semble pour vous et votre entourage changer de sens. Tout ce que vous faites, c’est attiser la révolte populaire et ceci dit la réponse vous le verrez bientôt. Le peuple vous a déjà rejeté, quand allez-vous vous en rendre compte?

Les démarches entreprises dans votre gouvernance ne font que rappeler au peuple les martyrs qu’ils ont subi sur le régime sanguinaire des Duvalier. À l’instar des “tontons macoutes” et à l’encontre de la constitution qui prône la démocratie vous venez de créer l’Agence Nationale d’Intelligence (ANI). Cette structure ne doit rendre compte qu’à vous uniquement et détient plein pouvoir et échappe comme vous à tous les contrôles. Comment peut-on qualifier ce régime que vous êtes entrain de forger, quand le fait de manifester, de montrer son mécontentement à l’égard de l’État devient une infraction passible d’une peine de 30 à 50 ans d’emprisonnement?

Le pays n’est pas à vous Monsieur, le 7 février 2021 vous allez vous en rendre compte. Mon conseil pour vous c’est de poser le seul bon acte possible de tout ton mandat qui n’est autre que laisser le pouvoir à la date prévue par la constitution avant de connaître la colère de la population.

Réflexion de Jean Daniel ESTAPHAT

Suivez-nous sur

Facebook