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Haïti : Une nouvelle transition est-elle possible et profitable pour le pays ?

Depuis plusieurs décennies, Haïti vit de transition en transition, c’est comme un pays qui n’avaitt jamais eu de constitution à appliquer. Selon Raymond Dumas, un grand écrivain haïtien, Haïti a une transition qui n’en finit pas. Face à cette faiblesse constitutionnelle, la transition profite toujours aux hommes politiques de l’opposition. Personne n’osera dire que le pays a déjà bénéficié quoique ce soit des périodes de transition. Des fonds dilapidés, la corruption qui gangrène, la violation des droits humains sont le bilan de chaque transition enregistrée.

Aujourd’hui nous sommes à un carrefour où plus d’un se demande: “que fait le président de la république Jovenel Moïse face aux assauts des principaux membres de l’opposition qui réclament son départ et qui veulent à tout prix une “transition”?”

Depuis plus de 30 ans on a connu seulement 3 présidents haïtiens qui ont bouclé leur mandat. Est-ce la constitution de 1987 votée par référendum et amendée qui en est le problème, ou notre façon de vivre et/ou comprendre la politique haïtienne ?

Quand la capacité de gagner les élections devient chose impossible, la seule façon de prendre le pouvoir pour s’enrichir c’est d’avoir la transition.

Ce que le peuple haïtien veut c’est de mettre le pays sur la voie du développement, c’est la baisse des coûts des produits et aussi des solutions face au problème de l’insécurité nationale.

Les élections seraient profitables au pays. Pour garder la stabilité, il faut consentir des efforts pour y parvenir. Pas à un moment donné, la transition n’a apporté un élément positif au développement du pays. Ceux qui veulent le pouvoir doivent absolument passer par les élections.

Si on regarde ce qui se passe présentement, on est plus proche d’une autre transition dans le pays. Les raisons : les acteurs politiques ne veulent pas s’entendre sur les questions électorales. Certains groupes radicaux ne veulent pas aller aux élections avec le président Jovenel, ce qui pose une autre crise. La problématique de l’insécurité posée par des groupes de gangs entrave tout cela. Cela voudrait dire que si un minimum d’accord n’est trouvé, une nouvelle transition paraît le mieux possible avec toute sa complication.

Sanon Marc-Antonio, selon ma plume, Santos (Philosophe, Journaliste)

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