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Haïti-Politique : Et si Jovenel Moïse avait tenu ses promesses de campagne?

Les élections de 2016 prolongées, ont été très mouvementées en Haïti. C’était pour la première fois que des candidats qui espéraient briguer la présidence du pays ont passé plus de 10 mois à faire campagne.

Cette période électorale a été marquée par les promesses du candidat du parti politique PHTK, Mr Jovenel Moïse qui à l’époque était un outsider de la classe politique haïtienne. Faisant des tas de promesses aux électeurs, le outsider remporte les élections sur les différents acteurs de la classe politique d’alors.

Depuis son ascension à la présidence du pays, le pays ne cesse de faire face à des mouvements de protestation venus de tout part. Quand ce n’est pas à cause de l’augmentation des prix des produits pétroliers, c’est à cause de l’insécurité et tant d’autres causes qui ont poussé la population à se rallier du côté de l’opposition pour manifester dans les rues.

Si Jovenel Moïse avait tenu ses promesses de campagne, les choses seraient-elles différentes ? On ignore la réponse.

Mais nous nous intéressons de préférence à la question suivante. Pourquoi le président n’a-t-il pas tenu ses promesses? Est-ce à cause de l’opposition ou les oligarques corrompus qu’il ne cesse de pointer du doigt? Nous n’en saurons pas plus.

Depuis plus de 48 mois de la présidence de Jovenel Moïse, le pays ne cesse de sombrer de jour en jour. L’insécurité continue de battre son plein. Quand ce ne sont pas des cadavres que la république comptent, ce sont des cas de kidnapping. 

Malgré lors de la campagne électorale Jovenel Moïse avait promis de la nourriture dans l’assiette des gens, l’insécurité alimentaire ne chôme pas n’ont plus. Les prix des produits de première nécessité continuent à augmenter et la vie en Haïti est devenue plus dure.

Notre patrimoine intellectuel se dégrade. Un flux de jeunes pour la plupart bien éduqués ont quitté le pays pour se réfugier dans des pays moyens où l’avenir est beaucoup plus prometteur. 

Si Mr Jovenel avait donné l’électricité 24/24 depuis les 24 mois de son mandat, s’il avait utilisé l’eau, le soleil, la terre et les hommes pour mettre de la nourriture dans l’assiette des gens, s’il avait rénové le système éducatif, s’il avait mis fin à la corruption, et tant d’autre. Le pays ferait-il quand même face à ce phénomène de kidnapping? Aurait-il besoin de procéder à un changement de la constitution? L’opposition aurait-elle assez de matière pour lancer des mouvements de protestation?

Nous n’essayons pas de passer un savon au président tout en déculpabilisant l’opposition. Mais ce que nous nous demandons, si les promesses de campagnes du président ont été tenues, est-ce que ça n’aurait pas changé les paramètres de la politique actuelle?

Jhon Marc Steeven THÉLUSMA 

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